06.01.2006

Des outils à la portée de l'entreprise

"Issus des commandes des services de renseignement militaire, dont ils incorporent l'expertise, les outils d'intelligence économique retournent dans le civil"

 

 Cet article paru dans un dossier spécial sur l'intelligence économique, dans le numéro N°705 du Monde informatique parle ainsi des outils d'intelligence économique. Ceux-ci correspondent à "des moteurs de recherche, d'extraction, d'analyse et de présentation de l'information élaborée" qui sont de plus en plus sophistiqués, puissants, précis et abordables aux entreprises. Ils sont en principalement créés par les Etats-Unis, voire la France.

 

Nous trouvons ainsi:

-          Topic (« Créé à l’origine par la CIA, c’est un logiciel «intelligent» de recherche documentaire en texte intégral qui utilise la technologie de recherche par concept »)

-          L4U (Language for you: « filtre, sans risque d’erreur ou d’oubli, une information stratégique non redondante. »)

-          DR-Link (Document Retrievial through Linguistic Knowledge: « développé par la société américaine Textwise, ce logiciel permet de déterminer automatiquement si des événements rapportés dans un texte sont effectivement survenus ou sont susceptibles de survenir. »)

-          Autonomy Web Researcher et Autonomy Press Agent (« Pour leurs créateurs, la société Autonomy Inc., ces logiciels sont les premiers à être à la fois autonomes, capables de prendre leurs propres décisions et entièrement personnalisables. »)

-          Name Tag (« développé par SRA International, une société qui travaillait jusqu’à ces derniers temps exclusivement pour les Forces armées américaines et la communauté du renseignement US, ce logiciel, incorporé dans Netowl, un moteur de recherche sur le Web, est conçu uniquement pour chercher les noms propres parmi lesquels il distingue les personnalités, les sociétés, les lieux, les expressions monétaires, etc »)

-          Technology Watch (« développé par IBM qui se lance aussi sur ce créneau prometteur, ce produit est spécialisé dans la recherche sur les bases de données de brevets »)

-          Et bien d’autres encore…

Source : http://www.hsc.fr/presse/lmi/705p22.html#outils

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15.12.2005

Le pantouflage transatlantique

En mars dernier, le magasine Challenges nous proposait un article sur les anciens ministres et les hauts fonctionnaires qui décidèrent de travailler pour les entreprises américaines. Officiellement, ils les aident "à comprendre les spécificités locales des grands pays où le groupe opère", mais officieusement, ils correspondent à des "doors openers" (ouvreurs de portes) dans la haute administration française ou européenne. Ils représenrent donc un vrai atout pour les entreprises américaines; de vrais "conseillers de luxe" "au risque d'être accusés de nuire à l'intérêt national"...

Source: http://www.bcarayon-ie.com/articles/050301Cha.html

16:45 Publié dans 03) Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.12.2005

Etude sur l'utilisation de l'intelligence économique par les firmes américaines

Une étude réalisée en 1997 par la firme américaine Futures Group démontre que 60% des grandes entreprises et 82% des très grandes entreprises américaines (dont le chiffre d'affaires dépasse les 10 milliards de dollars) possèdent un service d'intelligence compétitive.

D'après les cadres supérieurs interrogés dans le cadre de cette étude, les firmes américaines qui tirent le meilleur profit de l'intelligence compétitive sont dans l'ordre : Microsoft, Motorola, IBM, Procter & Gamble, General Electric, Hewlett Packard, Coca Cola et Intel.

Pour en savoir plus sur les résultats de cette étude, consultez le site suivant : http://www.scip.org/ci/article3.asp

19:40 Publié dans 03) Articles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

18.11.2005

Le dispositif de l’intelligence économique aux Etats-Unis

Alors que Le Canard enchaîné du 21 mai 2003 vient de publier un article intitulé « La France découvre la guerre économique », les Etats-Unis et certaines de ses entreprises ont déjà largement intégré cet outil indispensable. L’heure pour la France n’est pas à la dénonciation de l’allié outre-atlantique, mais à l’écoute et à l’apprentissage. La France doit admettre son retard, analyser les techniques des Etats et entreprises étrangères, et appliquer son intelligence économique avec ses sensibilités et techniques propres.


L’intelligence économique n’est pas un concept à la mode vide de sens. L’intelligence économique rassemble les « cinq sens » de l’entreprise et de l’Etat : observer les marchés, sentir les offensives concurrentes, écouter les signaux faibles, communiquer ses positions et influencer les caisses de résonance.

Concrètement, un certain nombre de sociétés américaines, ayant un rôle international qui les expose à la concurrence, ont intégré l’intelligence économique dans leur système. Ces entreprises construisent la structure de leur IE autour d’un de ses vice-Présidents dont les titres varient (Knowledge Management, Strategy…), mais dont les missions restent cependant les mêmes : entendre, comprendre, agir. En terme d’organisation, la cellule rassemble plusieurs directeurs qui chapeautent et coordonnent différents spécialistes.


Les spécialistes juridiques :

Ces derniers veillent à la légalité des actions, aussi bien défensives qu’offensives, de l’entreprise. Ils se tiennent informer des évolutions juridiques internationales pour sans cesse assurer la défense juridique de l’entreprise. Ils recherchent également les zones d’ombres du système pour détecter les failles potentielles des concurrents et les exploiter. Ces experts du droit sont de grands consommateurs d’informations pour rester à la pointe de l’actualité.

Les spécialistes technologiques :

Par leur connaissance du marché et des évolutions technologiques, ces derniers définissent les cibles technologiques à surveiller. Experts des outils qu’ils emploient, ils les positionnent pour acquérir, traiter et diffuser l’information utile vers la bonne personne. Ce sont enfin eux qui veillent au bon fonctionnement des canaux d’information (Internet, téléphonie, relais satellitaires, bases de données, communications internes…) et à la sécurité des données (transmissions et conservation).


Les spécialistes du renseignement :

Ces derniers optent pour les méthodes d’acquisition des informations. Ils se sont constitués des réseaux d’informations (humains, virtuels, banques de données…) qui leur remontent les informations demandées. Le recoupement de ces données permet d’en vérifier l’exactitude et d’affiner les analyses. Intégrés dans les réseaux, ils sont également en charge de la communication d’influence. Cette dernière comprend entre autres la guerre de l’information, le lobbying, le perception management… Ces spécialistes sont également en charge de la détection des offensives informationnelles contre l’entreprise (rumeurs, plaintes de consommateurs, sites Internet critiques…).




Cette cellule d’IE fonctionne avec l’ensemble des employés de l’entreprise qui sont autant de récepteurs d’informations et de véhicules d’influence. Elle n’est pas une entité repliée sur elle-même, elle est au contraire ouverte sur l’extérieure. Toutefois, elle cherche à préserver son « inexistence » aux yeux des concurrents et de la presse. « Efficacité, éthique et discrétion » ; telle pourrait être la devise de ces cellules.

AVS
http://www.infoguerre.com/article.php?sid=588

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